Les Clairières: Diamant Opéra Magazine

Le CD du duo Contraste les « Clairières dans le ciel, sorti en octobre dernier continue de bénéficier d’un très bon accueil dans la presse musicale. Ainsi il vient de recevoir un « DIAMANT » décerné par le magazine « Opéra Magazine » en janvier 2016!

Voici l’article complet: à consulter également sur le site du magazine:

http://opera-magazine.com/news/cyrille-dubois/

On en parle

CYRILLE DUBOIS

Cyrille Dubois

Clairières dans le ciel

Vellones – Ropartz – Migot – de la Presle – L. Boulanger

Tristan Raës (piano)

1 CD Hortus 713

DIAMANT

La collection discographique « Les Musiciens et la Grande Guerre » que publient les Éditions Hortus est passionnante. Le répertoire choisi est en relation avec le temps de guerre, écrit pendant la période du conflit mondial de 1914-1918 ou par des musiciens morts au front. Le programme qu’a gravé, en mars 2015 et en studio, le ténor Cyrille Dubois, dans le cadre du Duo Contraste qu’il forme avec le pianiste Tristan Raës, est un nouvel exemple de curiosité, voire d’érudition, musicale qui révèlera à beaucoup des pages magnifiques. Le plus connu – et le plus enregistré, notamment par Jean-Paul Fouchécourt récemment – est le magnifique cycle Clairières dans le ciel (1914) de Lili Boulanger (1893-1918, sœur de Nadia), génie probable, fauchée à un très jeune âge. Le reste est pour le moins méconnu, et il faut féliciter les interprètes et les conseillers artistiques de la série d’être, par exemple, allés dénicher les Sept petites images du Japon (1917) de Georges Migot (1891-1976), les pages rares de Jacques de la Presle (1888-1969) ou celles de Pierre Vellones (1889-1939), dont la Lettre du front qui ouvre ce programme est bouleversante. Les tons et les idiomes sont différents : Lili Boulanger demeure dans la tradition du « lied ­français », avec des pages très développées, comme l’ultime de son cycle, tandis que Migot se situe dans l’esthétique de la brièveté, pratiquée à la même époque par les musiciens du Groupe des Six. (On notera l’ambitus extrêmement grand de la tessiture des Sept petites images du Japon : du la grave au contre-ut !) Les Quatre odelettes (1914) de Guy Ropartz (1864-1955) ont un parfum debussyste prononcé et une texture chamarrée qui n’est pas dans la couleur esthétique dominante de l’époque (mais on notera le chant a cappella, saisissant dans sa nudité grégorienne, au début de la dernière des Odelettes). Cyrille Dubois est un musicien précis et raffiné, bien secondé par Tristan Raës au piano, avec lequel il forme non une paire d’occasion, mais un duo régulier. Il fait partie de cette génération de chanteurs qui bénéficièrent, en leur jeunesse, du renouveau de l’enseignement maîtrisien en France, qui fabrique des chanteurs à la formation complète. Sa diction est enchanteresse (même s’il a tendance à accentuer ou redoubler inutilement certaines consonnes) et son timbre, clair, absolument idéal dans le répertoire de la mélodie, que peu de ténors pratiquent régulièrement et avec succès.

RENAUD MACHART

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Il a également été choisi dans les « meilleurs disques de l’année 2015 » par les producteurs de France Musique avec le Désert de Félicien David sorti un peu plus tôt dans l’année……..

http://www.francemusique.fr/classique/les-meilleurs-disques-2015-115519